COVID-19 : tests dans le pif

Selon l’Académie Nationale de Médecine (France), les tests nasopharyngés ne sont pas sans risque. Car, mal pratiqués, ils peuvent générer « des brèches de l’étage antérieur de la base du crâne associées à un risque de méningite ».

Principal outil de dépistage du Covid-19 (70 millions de prélèvements pratiqués en un an en France), ces prélèvements nasopharyngés fournissent la « matière » aux tests PCR ou aux tests antigéniques mais, dans un communiqué du 8 avril 2021, l’Académie nationale de médecine attire l’attention sur les risques inhérents à cette pratique. En effet, «  de graves complications commencent à être décrites dans la littérature médicale depuis quelques semaines », comme, par exemple, « des brèches de l’étage antérieur de la base du crâne associées à un risque de méningite ».

L’Académie reconnaît que les prélèvements sont, parfois, réalisés dans de mauvaises conditions. Et on pourrait ajouter, par des personnes non-qualifiées. Elle conseille, préalablement à tout test, de « s’enquérir d’éventuels antécédents accidentels ou chirurgicaux de la sphère ORL ». Elle recommande de ne laisser pratiquer ces tests que par « des professionnels de santé formés pour la réalisation de ce geste ». Elle va même jusqu’à déconseiller ces prélèvements pour les enfants et de leur substituer les prélèvements salivaires.

Source:

FranceInfo du 8 avril 2021: Covid-19 : les tests par prélèvements nasopharyngés ne sont pas sans risque, alerte l’Académie nationale de médecine

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