La pollution des SUV

Ou « Parlez-moi d’amour climat, et je vous fous mon poing sur la gueule (3) ». Anecdotique dans les années 1990, la vente de SUV représente près de 40 % des ventes automobiles en Europe.

39 % en 2019 pour être précis. Or, c’est de notoriété publique que ces véhicules polluent davantage que les berlines : en moyenne 10 % de plus selon l’Agence internationale de l’énergie. La raison ? Simple : plus haut, donc moins aérodynamique, le SUV pèse aussi plus lourd. Mais la prise de poids ne touche pas seulement les SUV. Le poids moyen d’une voiture essence neuve en France est passé de 904kg en 1990 à 1.137kg en 2019, soit +26 %. Il n’en reste pas moins que les poids des SUV à la portée de nos bourses (les hauts de gamme sont allègrement bien au-delà) ont un poids qui varie entre 1.200kg et un peu moins de 1.800kg. Ceci explique pourquoi la consommation moyenne des voitures essence, en baisse pendant longtemps, soit repartie à la hausse depuis 2015.

Ces modèles doivent booster les bénéfices car les constructeurs y ont consacré 42 % de leurs dépenses publicitaires selon le WWF. Et l’automobile n’est pas un annonceur anecdotique : il vient en deuxième place (ou troisième selon les années), juste après la grande distribution.

Source : Rien n’arrête les SUV, Justin Delépine, in Alternatives économiques n°412, p.60

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *